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Air nouveau pour nouvel ère...
Juste ici : Arty Dandy Nails | Open

Epilogue

Je me dissocie de moi-même
C'est l’heure des funérailles
Il n’y aura plus de dilemme
Ce n’était qu’un feu de paille
Une divagation de lemme
Un accident que j’assaille
Dans ces quelques sèmes
De ce vide qui t’équivailles

Je suis l’oreille de Van Gogh
Brisant le vase de béguin
Dans cette image en vogue
Tu tiens le rôle de Gauguin
En abysse brules nos bogues
Le diable effleure tes seins
En arrière plan je te drogue
La beauté du viol nous étreint

Je te jette un sort diluvien
Ainsi le monde te brutalise
Où est la séquence de fin ?
Peut-être s’est-elle démise ?

Cri de Silence

De longues nuits chez soi
A attendre une rédemption
Qui jamais ne viendra
Et autant d’affabulation
Creusant l’écart par-delà
La perspective de l’union

Parfois toutes nos larmes
Ne suffisent pas à éteindre
Les flammes et le vacarme
De ce silence à étreindre
Comme notre seule arme
Contre ce qui reste à craindre

Face à ce lac de brouillard
Nul ne saurait un jour dire
Où se cache le grand phare
Qui aurait pu dans le pire
Eclairé le sentier de l’espoir
Et peut-être nous ébahir

L’apitoiement d’aujourd’hui
Condense l’accumulation d’hier
Entre l’insouciance d’autrui
Et les défaites saisonnières
Qui plus encore nous conduit
Au cœur de notre civière

Pour subir les cris et les coups
De quelques passions
Qui ne tentent que les fous
Nous écrase avec itérations
Sans relâche ni dégoût
Sans une seule récréation

Rebuts Émotionnels

Tu venais me chercher
En ce bas monde
Éclipsant l’hérédité
Répercutant les ondes
Mais l’absence ici
Est mon seul aveu
Un monde de dépit
Un univers défectueux
On ne se sauvera pas
D’eux ou de nous mêmes
On ne survivra pas
Au vent que l’on sème
Rien ne sera jamais
Accompli au jour
Tout ce qu’on aurait
Pu faire par amour
Est à présent devenu
Un soldat inapte
Moi je suis assidu
A ce genre de rapt
Où chaque émotion
Devient pénitence
Avec une dépréciation
De toute la confiance
Qu’on a pu offrir
Où qu’on concédera
En attendant le pire
Qui à nouveau viendra

Phantasme Éthéré

Des inconscients ont dit
Que l’inconnu livrait peur
Aux humains irréfléchis
Moi je trouve la ferveur
Dans la braise du délit
Et l’inaccessible en fleur

Mon donjon de Babel
C’est une goutte de toi
Immergeant mon ciel
D’un océan narquois
En une ambition rebelle
Conduite sans foi, ni loi

Je me délecte en veille
De ce petit air malicieux
Qui te dépeint à merveille
Je devine dans tes yeux
Tous tes désirs vermeils
Aimes-tu ce petit jeu ?

A travers la perversion
Mon caprice s’étale
Tu deviens prescription
Je déploie tes pétales
Dans une lente illusion
Je m’égare et m’affale

Et si un jour par exulte
Nos lèvres s’unissaient
Je subsisterais en culte
Contre ta peau de lait
Et la soie qui en résulte
Chaque nuit me bercerait

Cheptel Humanoïde

Nous étions croyants et sociables
Tels des héros nés en vainqueurs
L’anti-conscience était si fiable
Que jamais nous n’avions eu peur

Chaque jour devait être l’alpha
De nos veines jaillissait l’agnus-dei
Mais nous avons finis dans le coma
Notre oméga n’était pas au paradis

Il y avait ce caillot en nos neurones
Nos cellules nerveuses coagulaient
Peut-être étions-nous des clones ?
Des contretypes disciplinés et laids

L’automatisme était notre mode
Comme un formalisme spontané
Les phobies n’étaient qu’un code
Les mensonges détenaient la vérité

Et toute notre pâle métaphysique
N’était qu’une auto-métamorphose
Les agneaux célestes anamorphiques
Ont vidés la conséquence de sa cause

L’ordre établi se pavanait en star
Et nous acclamions conjointement
La misanthropie se tenait à l’écart
Devant ce défilé d’apparats malséants

Notre crédulité était si pharisaïque
Un vrai phénomène d’affabulation
Nous rampions sur ce chemin féti-chic
Tel un cheptel humanoïde de dégénération

Écho de Rétorsion

Face à un mur de dépression
Ta voix rebondit en écho
Un spleen en pleine éclosion
Écrouant le son de mes mots

Par où aurais-je du commencer
Certainement pas ici avec toi
Tous mes espoirs sont brisés
Mon visage effacé sous tes lois

Notre chronique embrasse l’hérésie
La passion laisse place à l’orage
Notre dogme n’était qu’une facétie
Le désir laisse place à la rage

J’aimerais meurtrir ton essence
D’une marée noire de flammes
Submerger ton cœur de carences
Noyé les cendres de ton âme

Une blessure des temps modernes
C’est tout ce que c’est construit
Entre toi, moi et nos cœurs ternes
La tourmente était l’objet du délit

Tu n’étais qu’une poupée vermeille
Et moi, le triste serpent ensorcelé
Il n’y aura plus d’éclipse de soleil
A présent, le printemps s’est arrêté

Saturation

Au gré de l’absence
Au milieu de la cage
De la fuite au non-sens
De la peur à l’orage
Éraflures de l’enfance
Sans attache, ni adage

Connexion émouvante
Le crash d’un ouragan
Expirant l’épouvante
De ce cœur flamboyant
Sous la pluie abondante
D’une défaite de l’instant

Des abandons inopportuns
Des controverses démesurées
La chute d’un espoir vain
Entrainant la flagrante vérité
Dans les fonds sous-marins
Contre vents et marées

Flux et reflux de revers
Recouvrant le fruit défendu
Aussi impassible et pervers
Qu’un lit de rivière en cru
Ce firmament se perd
Et se classe comme « vécu »

Le carrousel rouillé s’emballe
Au détriment de petits anges
Attentés en une seule rafale
Frictionnés dans la fange
Sacrifiés par la bonté du mal
Comme un prétexte étrange

Sexe (Last Exit to the Volts)

Prélude à notre plénitude
Ésotérique noyau de surprise
Sous cet étincelant clair de lune
Laisse-toi aller aux sottises
Ne sois pas farouche jolie brune
Mon corps est sous ton emprise

Ton regard limpide frissonnant
Mes spasmes sucrés précurseurs
Ta peau d’archange au vent
Exhalant mon ardente ferveur
Une onde d’exil parcourant
Ton cœur à mille à l’heure

Explorant notre épiderme respectif
Nos mains engagent une caresse épique
Se joignant en un mouvement fugitif
Ma voix te murmure un lexique exotique
J’agrippe ton cou dans un geste décisif
Y laissant une empreinte d’évasion érotique

Esquissant une descente élancée
Ma langue te parcoure et te parfume
Une fois rendu au point d’arrivée
Mes lèvres étreignent cette écume
Je peux sentir ta chair s’embrasée
Amplifiant l’intensité de la brume

Déterminé à t’offrir un plaisir incoercible
Je me glisse ostensiblement en toi
La tension nous traversant tel un fusible
Dessine en nous une fresque de joie
La nuit nébuleuse nous a pris pour cible
Tel un icône, je suis Jésus, tu es la croix

Qui que nous soyons en substance
A ce rythme, nous sommes clandestins
Ton harmonie corporelle bat la cadence
Se délectant de cette force d’instinct
L’ombre sensuelle de nos pulsations danse
Sur cette complicité entre nos reins

Chaque impulsion comme un rituel
Sillonne ardemment ton anatomie
Tes yeux d’ébènes noyés dans l’irréel
Scintillent le bleu pétrole quand tu cries
A travers nos décharges passionnelles
Notre chair s’immerge au paradis

A la hauteur du septième ciel
Nous plongeons en virevolte
Tu es ma ruche, je suis le miel
C’est l’oscillation que tu récoltes
En mon essor venu de l’essentiel
Se libère une foudre couleur volt

Ruines Intérieures

Mettant le flingue
Dans ma bouche
Et devant dingue
Tel un esprit farouche
Injecté d’une seringue
Je botte en touche

Je consacre un autel
Orageux et fourbe
Presque accidentel
En une ligne courbe
Brouillée et corporelle
Submergée de tourbe

Le long de mon cou
Dans ce climat aride
Une lame debout
Envahissant le vide
De bout en bout
De manière rigide

A travers mon iris
Se niche le vœu
D’un brillant artifice
Exauçant l’enjeu
Comme un sacrifice
Un dessein audacieux

J’ai vu ces débris
En brulant mes pages
Ce n’est pas la folie
Où alors un mirage
Seulement un bruit
Un oiseau de passage

Vénus

Monde en sourdine
Ombre illuminé
Pulsion de vie libertine
Rêverie embrassant la réalité
Stratosphère enfantine
Fuite s’embrasant de sincérité
Diffusion élégante d’opaline
Éclats d’idéalisme en générosité

Flirt avec l’essentiel
Aspect de renaissance
Mélodie de potentiel
Manifeste de providence
Postérité harmonisée au pluriel
Empreinte de complaisance
Plaisir à la forme substantielle
Tendresse en effervescence

Fragment du jardin d’Eden
Reflet vénusté de la vie
Petit nœud dans l’abdomen
Immuable pointe de féérie
Virtuosité d’un grain pollen
Estime au gout de l’infini
Intense bouffée d’oxygène
Fascinant charme extraverti

Onctuosité en apesanteur
Nébuleuse de friandise
Arôme furtif révélateur
Bouquet de gourmandises
Mouvement flânant prometteur
Pensées de nature exquise
Ample volupté en saveur
Désir languissant de surprise

Astéroide (461)

Poupée de porcelaine
Emportée par le vent
Comme une petite graine
Fluctuant sur l’océan
Une essence païenne
Fuyant le mouvement

Petit bout de beauté
Glissant à fleur de peau
Douce bulle d’intensité
Traversée d’un écho
Au son d’une affinité
Lénifiant nos maux

Désinvolte petit cœur
Aux abords célestes
Un effluve de candeur
A l’allure modeste
Chuchotant l’antérieur
Tel un palimpseste

Subtil regard apaisant
A la prunelle élancée
Un zénith avenant
De bienveillance-née
Teinté éperdument
En une opaline raffinée

Indomptable môme
Assoiffée de conquête
Aux songes polychromes
De convoitises discrètes
Croquant les arômes
Et leurs multiples facettes

Débris Passionnels

Où est partit ce rêve ?
Que je faisais autrefois
Lorsque sonnait la trêve
Du quotidien maladroit

Où est allée cette Lune ?
Ce repère de confiance
Qui éteignait mes lacunes
Me comblait d’insouciance

Où est enfermé ce vent ?
Qui séchait mes larmes
Cultivait le frisson vacant
Et m’enivrait de charme

Où s’est exilé ce cœur ?
Et ces pulsions mécaniques
Qui me rendait flatteur
Telle une lueur épique

Il ne reste que le temps
Promis à des saisons perdues
A pleuré comme un enfant
Asphyxié de superflu
Envolée cette beauté
Évaporé cette onctuosité
Égaré cette clarté
A jamais, tout est partit en fumée

Antipode

L’amour c’est un crime
Qu’on impute au hasard
Il n’est jamais légitime
Dans sa nature barbare
Pour toutes ses victimes
Qui se perdent en fanfare
C’est le fond de l’abîme
Le trou noir, le cauchemar

L’amour c’est comprendre
Que non, rien ne résiste
A chacun des méandres
De cette vie trop triste
Et qui pourrait prétendre
Que l’union est pacifiste
Dans cet amas de cendres
Brisant nos rêves utopistes

L’amour c’est un caprice
De la nature humaine
Une horreur, oui un vice
Aux lisières de la haine
Ca vous porte préjudice
Jusqu’à une peur certaine
Jusqu’au bord du précipice
Jusqu’au manque d’oxygène

L’amour c’est une maladie
Aux symptômes de trahison
Ca vous prend en dépit
Un beau jour sans raison
C’est la France de Vichy
Les combattants au front
Sans armures, ni fusils
Sans espoir à l’horizon

L’amour c’est la torture
C’est le feu qui a froid
C’est toujours cette usure
A la fin au fond de soi
Cette douleur qui perdure
Quand on repense parfois
A ces ardentes blessures
Lorsque que l’on se croyait roi

L’amour c’est saigner
Tout le mal de son corps
C’est un dévouement sacré
C’est la boîte de Pandore
Ouverte dans l’immaculé
Comme un mauvais sort
Pour un dénouement brisé
Qui fait aimer la mort

Infra-Jour

Ces années de dégout
Passées à ramper sur terre
Ont en ce jour un arrière-gout
De cendres et de poussières
Les lendemains sont flous
Tel un mouvement délétère
C’est un peu courir à genoux
Tout en regardant derrière
Sa vie dévorée par les loups
A la vitesse de la lumière
Masquant l’origine de ce trou
En une complainte suicidaire
Affectant trop de regrets jaloux
En une sourdine ambulancière
Comme un souvenir vaudou
Qu’on prendrait pour l’imaginaire

Coeur d'Automne

Quand on contemple au loin
Le gout des choses passées
Parce qu’hier en vain
On n’a pas su les gardées
C’est un peu de mélancolie
Qu’on déverse en contrebas
Et beaucoup d’insomnies
Au fond de verre de vodka

Comme si ce beau ciel bleu
Qu’on croyait l’éternel
En une seconde prenait feu
Concédant la solitude fidèle
Qui revient sur fond de tragédie
Parcourant mon pauvre corps
Brulant la force d’une vie
La rongeant de remords

Chaque jour que je passe
Tellement loin de nous
Je vois la terre si basse
Ne sentant plus mon pouls
L’absence me consume
Un peu plus chaque nuit
Dans une vague d’amertume
Noyant mon cœur de dépit

Si seulement j’avais pu
Voir la tourmente arrivée
Si seulement j’avais su
Ne pas me laisser aller
Aujourd’hui peut-être
Serais-tu près de moi ?
J’aimerais voir disparaitre
Toutes ces nuits sans toi

Malgré cette distance
Entre nos deux âmes
Je prie les circonstances
Pour fuir ce mélodrame
Oh, j’aimerais tant renaitre
Rien qu’un matin avec toi
Pour à nouveau connaitre
Un réveil au son de ta voix

Pourtant je le sais bien
Tu es partit pour de bon
Je ressens un froid diluvien
A travers tout cet abandon
Oui, à jamais je t’ai perdu
Toi l’origine de mon sourire
J’aurais aimé qu’on continue
Tu étais ma raison de vivre

Eau de Rose Fanée

D’une seule sentence en éclat
Éclats cinglant de sanglots
Sanglots me trainant vers le bas
Bas fond coupés au couteau
Couteau remuant dans la plaie
Plaisir s’évaporant dans la nuit
Nuit noirci angoissante d’imparfait
Parfaitement dérisoire de vie
Visionnant le bord de ce gouffre
Engouffrant un horizon de pleurs
Pleurant cette odeur de souffre
Souffrant de l’absence du bonheur
Bonne heure pour une mise à mort
Mordant le temps du manque de réel
Réellement absorbé par ton corps
Corps meurtri par de tristes fiels
Fielleuse décision de passage
Passager hurlant sa détresse
Des tresses d’une enfant sage
Sage libération en express
Expressément tué par les faits
L’effet blessant de la mélancolie
Mélancoliquement insatisfait
Insatisfait par le meurtre de l’envie

Mégaloperdition

Dis-moi où est le début, où est la fin ?
Aujourd’hui le vide m’arrache les yeux
Je ne vois plus la couleur de demain
Ma foi a endommagé la fougue et le feu
Les ténèbres et la solitude en perspective
Et cette contre-plongée angoissante
Mes morceaux d’inspiration nocive
Condamnant l’espoir à une mort lente
Pardonnes-moi mes impulsions excessives
Les souhaits avaient l’air si réels
Ce jour où je me suis jeté sur ta rive
Cette nuit noire où je suis tombé du ciel
A présent je nage dans l’incertitude
Même si rien ne disparaitra pour autant
Vacillant entre abstrait et inquiétude
Le cœur de ma confiance te reste adjacent
Le temps atténuera peut-être cette amplitude
Malgré tout j’aime nous méprendre comme amants
Et même si demain nos nuits ne sont que rêverie
Et même si demain notre tendresse n’est qu'imaginaire
Je tacherai de taire en moi les fleurs de la jalousie
En gardant pour souvenir cet effleure éphémère
Oui, tout ça démontre bien mon égotisme en prose
Toi tu sais bien, je suis tellement introverti
Exagérant impunément la valeur des choses
Et cette sensibilité indomptable résonnant d’antipathie
Pourtant je fais mon possible de jour en jour
Laisses-moi le temps de reprendre confiance
J’avais cru pouvoir m’en sortir en fuyant l’amour
Maintenant je ne sais plus, je ressens une telle absence
Comme si le vent avait emporté les ruines de mes aveux
Je tremble en pensant à tout ce bruit de complication
Ma peur m’essouffle tel un tragique esprit cancéreux
La fragilité m’a crucifié à cette mégalo perdition

Puzzle des Restes du Temps

Comme une passion
Transformé en ombre
Ta longue confession
Devenu si sombre
Arrête le temps qui passe
Nos âmes se fracassent
Souviens-toi de tes mots
Que je croyais si beau
Non je ne suis pas ironique
Tout ça c’est du plastique
Et tu t’en fous de me déchirer
Alors pourquoi m’avoir apprivoisé ?

Comme une histoire
Finalement sans espoir
Des pensées pour rien
Effacées par tes mains
Parce que c’est toi qui pars
Nos âmes se séparent
N’oublie pas ton cœur
Le mien est plein de douleur
Réservons une chambre en enfer
Pour toi et ta vie à refaire
Mais tu veux éviter le pire
Alors pourquoi te laisser mourir ?

Comme des marionnettes
Trop usées par les fêtes
Dirigées par un avenir inexistant
Et une réalité les dépassant
As-tu idées de ce que je ressens
Quand je vois que tu me mens
Il me faut arrêter de penser à ce jour
Où toi tu m’avais fait connaitre l’amour
Tu te perds dans ta propre utopie
En croyant réussir à recentrer ta vie
Tu m’avais fais de belles promesses
Alors pourquoi maintenant elles me blessent ?

Le contretemps des lendemains
Le meurtre de l’histoire sans fin
L’accident imprévisible et puissant
Le contrechant de mes tourments
Tu ne reviendras jamais, tu es trop loin
Et moi je devrais tuer le temps à la saint-valentin

Les Choses Froides

Sombre attitude d’évasion
Espace accentué de survie
Une onde de compassion
Où tu me vois, je te fuis
Telle une voix de saccage
Un destin en phase d’amorçage
Affermant la notion de décalage
Aiguisant une voie de naufrage

L’hypoderme amnésique sous ta peau
N’est qu’un reflet de ma frénésie
L’ambiance, l’absence du beau
Cette vie, ce jeu, ce cadavre exquis
Aveuglé par cette mélancolie glaciale
Ma réalité est étrangère à l’horizon
Etouffé par cette tendance initiale
Un ressenti d’évidence, un affront

A travers des siècles d’écumes
Je cherche une entité délicate
Provoquant une vague d’amertume
Que je dépose sur toi en stigmate
Comme une photographie vertigineuse
Exposant un paysage submergé
Déclenchant une mécanique orageuse
Laissant les firmaments dans l’obscurité

Noyé dans des imperfections si profonde
Je me sature d’une ombreuse liqueur
Effleurant du regard une force inféconde
Trahissant le spectre d’un macabre valseur
A l’intérieur de cette atmosphère si aride
Résonne une mélodie aux couleurs de la fièvre
Une réverbération de cet accident typhoïde
Orientant les flammes au bord de mes lèvres

Power On. 0x29A

Je veux créer, composer.
Un voyage,
Une autre vie,
Une ambiance,
Un mouvement,
Une réalité libertaire.

Un glissement,
Une phase,
Une nouvelle anatomie.

Sordide,
Mélancolique,
Profonde,
Élégante,
Et révolutionnaire.

Créature,

Entité,
Concept,

Évolution,
Variation,

Révisionnisme,
Survivalisme.


Bienvenue dans ce nouveau cabaret de l’absurde...